Crowdfunding.fr

Articles récents


Commentaires récents


Archives


Catégories


Méta


Propos sur les différentes sources de financement

Malik GoulamhoussenMalik Goulamhoussen

Avoir une bonne idée ne suffit pas, et nombreux sont les projets révolutionnaires d’entreprise encore dans les cartons faute de fonds pour pouvoir démarrer.

Dans un premier temps l’entrepreneur lui même doit apporter les tous premiers euros de son capital. Cette initiative garantira aux autres pourvoyeurs de fonds son implication réelle du fait de sa prise de risque financière. Passé cette première étape il faut partir à la recherche des autres sources de financement :

L’entourage familial :  Tout au long de la construction de son projet l’entrepreneur recheche le soutien moral et les encouragements de ses proches afin de continuer son long chemin de croix. Qui mieux que sa famille et ses amis peuvent croire en la réussite de son entreprise ? Les fonds récoltés ainsi, soit en échange d’une partie du capital, soit sous la forme d’un prêt, viennent compléter l’apport initial de l’entrepreneur.

Les concours/subventions/prêts d’honneurs et autres aides : Voilà une source à ne pas négliger. Les canaux d’aides sont divers et à tous les niveaux (chambres de commerce, département, région, état, union européenne, etc.). Les procédures sont longues, lourdes en administratif, mais il y a la clé un apport de fonds qui pourra aider à faire la différence lors du lancement.

L’emprunt bancaire : Il n’est pas possible dans tous les cas. En effet, la banque exigera toujours une et souvent plusieurs garanties de pouvoir récuperer ses fonds en cas de défaillance. Pour une entreprise innovante, dans les nouvelles technologies par exemple, il n y a pas d’actifs matériels lourds permettant de garantir l’emprunt. Au contraire, pour un commerce ayant pignon sur rue, il est toujours possible de nantir le fond de commerce qui servira alors de garantie à la banque. Dans tous les cas, l’emprunt bancaire viendra en complément d’un apport en capital initial des fondateurs représentant au moins 30% des besoins de financement totaux.

Les business angels : Il s’agit d’individus, parfois anciens entrepreneurs, qui investissent entre 50K€ et 500K€ dans les premières étapes de l’entreprise. C’est un maillon crucial de la chaîne de financement car ils interviennent à un stade ou les autres sources de financement sont difficiles à obtenir. Principal inconvénient : les investissements sont souvent orientés vers certains secteurs uniquement (telecom, bio technologies, web, etc.) et ignorent les secteurs plus traditionnels à croissance moins exponentielle. Enfin, l’Europe est très loin derrière les USA en terme de fonds levés auprès de business angels.

Le crowdfunding : il est assimilable aux business angels, sauf que l’investissement est divisé petits tickets répartis entre un nombre plus ou moins important d’investisseurs. Le crowdfunding permet à l’entreprise de lever des fonds aux toutes premières étapes de sa vie, quand le financement bancaire est impossible, l’appel au marché prématuré et le recours au business angel difficile du fait de la non adéquation avec leurs critères d’investissement.

Les fonds d’amorcage et de capital-risque : Il s’agit de fonds institutionnels, qui commercialisent leurs part auprès d’individus ou d’établissements financiers et qui investissent leurs capitaux suivant une charte qui leurs est propre. Il y a par exemple des fonds spécialisés par secteur d’activité, par zone géographique ou encore par stade de développement de l’entreprise. La récente loi TEPA en France sur la déductibilité des fonds investis en capital de PME de l’ISF a entraîné la naissance de nombreux fonds spécialisés ISF qui s’adressent aux contribuables de cet impôt.

Les fonds de private equity : On entre là dans une phase ou l’entreprise est plus ou moins en régime de croisière. Les fonds de private equity investissent dans le capital avec des tickets plus importants (5 à 20 Meur) et permettent à l’entreprise d’accélerer son développement (passage à l’international, développement de nouveaux produits, investissement en R&D, etc.).

L’introduction en bourse ou l’appel au marché : L’introduction en bourse permet également à l’entreprise de lever des fonds en régime de croisière pour lui permettre de financer son développement et d’assurer sa croissance. La principale différence réside dans le fait que son capital devient éclaté en multiples actions détenues par de nombreux actionnaires anonymes. De ce fait, elle doit respecter les règles des marchés financiers en terme de communication financière. D’autre part, son action est cotée tous les jours sur les places de marché et permet le calcul  d’une valeur boursière de l’entreprise immédiatement.

L’émission de dette sur le marché : Il s’agit également d’un appel au marché mais qui porte cette fois-ci sur l’endettement et non sur le capital. L’emission d’obligations permet de lever des fonds auprès d’investisseurs anonymes qui pourront ensuite s’échanger les titres de gré à gré ou sur un marché oganisé. Le rendement des obligations est fixé selon la notation de l’entreprise et sa capacité à faire face à sa dette. Plus une entreprise est solide, moins cela lui coutera en interets de lever de la dette.

source du graphique : www.franceangels.org

Comments 2
  • Brice
    Posted on

    Brice Brice

    Répondre Author

    Quid de l’aspect légal du crowdfunding? Un site de crowdfunding est évidemment légal mais les donations manuelles sont taxées sans abattement pour taux de 60% en France… n’est-ce pas un problème pour les donateurs selon vous?


  • Vibram Five Fingers
    Posted on

    Vibram Five Fingers Vibram Five Fingers

    Répondre Author

    I love this list! Been looking for something like this. It’d be awesome to have a periodic update, e.g. monthly.